Interviews cultes à découvir!

Qui ne connait pas la chanteuse Yelle? Mais avouez que Yelle en pute pour son premier rôle au cinéma c'est moins commun...dans Une Pute et un Poussin, elle nous montre qu'elle a du talent à revendre! 

Place à Julie Vard'Art!

Nomination de 120 BATTEMENTS PAR MINUTE pour représenter la France dans la catégorie Meilleur Film en langue  Etrangère lors de la 90ème cérémonie des Oscar

D’abord comme d’habitude rappelons les faits : depuis 1993 et “le sacre” d’Indochine de Régis Warnier - soit le dernier réalisateur français  à avoir décroché l’Oscar du meilleur film en langue étrangère-, “le cinéma hexagonal” est régulièrement “boudé” dans cette catégorie. 

 

Ainsi même le très populaire “le fameux destin d’Amélie Poulain” ou bien encore plus récemment des films comme Le Prophète ou Des hommes et des Dieux passés pourtant sous les feux cannois, n’ont rien changé à cet état de fait. 

 

ELLE de Paul Verhoeven présenté l’année dernière par notre cher cinéma franchy, n’a pas fait exception à la règle!

 

Aussi peut-on légitimement se questionner sur les possibilités de victoire que l’oeuvre de Robin Campillo mobilisent, et plus largement sur la pertinence du choix du comité de sélection quant à la sélection de 120 BATTEMENTS PAR MINUTE  pour représenter l’ancien continent lors de cette prochaine cérémonie des Oscar.

 

Il ne s’agit pas ici bien sûr de remettre en cause d’une quelconque manière la valeur du film, qui s’annonce comme “ le plus grand succès du cinéma d’auteur français de l’année”, d’ailleurs récompensé par le Grand Prix du Jury lors du dernier Festival de Cannes.

 

Pour résumer, face aux autres 2 longs métrages de la short list - pour mémoire LE REDOUTABLE de Michel HAZANAVICIUS ET BARBARA de Mathieu Amalric-, toutes les chances sont-elles de notre côté? 

 

Les points forts de 120 BATTEMENTS PAR MINUTE d’abord: une oeuvre fédératrice, engagée, issue du cinéma d’auteur, un argument auquel les membres de l’Académie peuvent ne pas être insensibles, en témoigne par exemple le triomphe de films comme IDA;

 

Ensuite son sujet qui malgré tout reste plus que jamais d’actualité, le film quoi qu’on en dise est en lui-même un acte de militantisme par définition, qui traite qui plus est d’une minorité, la communauté homosexuelle. 

 

Le succès de  MOONLIGHT qui a volé la vedette à LALALAND en remportant l’année dernière l’Oscar du meilleur film peut laisser espérer que le choix du jury en ira de même cette année; encore qu’en ce domaine un film chasse l’autre, on ne peut pas dire qu’il y ait de règle en la matière... 

 

Ses faiblesses...son aura peut-être...en effet l’engouement que le film a provoqué tant à Cannes qu’auprès de la presse française peut paradoxalement jouer en sa défaveur, dans la mesure où les attentes hollywoodiennes peuvent être décuplées, et disons-le orientées vers la critiques...Par ailleurs, le film ne devra-t-il pas face au lobby puritain, très puissant sur le nouveau continent?

 

La réponse n’est en tout cas pour tout de suite, il faudra maintenant patienter jusqu’au début d’année 2018 afin d’en savoir davantage...le temps peut-être pour 120 BATTEMENTS PAR MINUTE de continuer à conquérir les coeurs et les salles...

 

LE REDOUTABLE ne nous aurait-il pas été plus favorable? Mettant en scène dans un biopic  plein d’humour le réalisateur de la nouvelle vague Jean-Luc Godart, cette comédie mi-figue mi-raisin -réalisée qui plus est par un réalisateur d’ores et déjà oscarisé- ne réunissait-elle pas davantage d’atouts? C’est aujourd’hui la question que l’on peut se poser, mais en matière de cinéma, le choix du jury est souverain...

 

Mais après tout on peut se réjouir que la lumière soit portée sur des films comme celui qui vient d’être désigné, en effet le temps n’est pas si loin - et celle qui vous parle est bien placée pour le dire- où l’on réfléchissait à plus d’une fois avant de donner une place de choix - du moins en matière de diffusion- à un film comme celui-là....trop peur qu’il ne trouve pas son public...comme quoi....